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Origine de la Croix Rouge à Quissac

Origine de la  Croix Rouge à Quissac


Pour comprendre l'origine de la Croix Rouge à Quissac, il faut se replacer dans le contexte historique international du 19ème siècle.

 

Création de la Croix Rouge  Internationale


Il y a  à peine plus de 150 ans, 320 000 hommes se ruent les uns contre les autres pour se massacrer au canon, au fusil, à la baïonnette, au sabre, à mains nues.

Pendant quinze heures, Français et Italiens jettent toutes leurs forces pour vaincre les Autrichiens qui occupent le nord de l'Italie depuis 1815.


Nous sommes à la bataille de Solferino le 24 juin 1859 !


 

 

 

 

 

  Bataille de Solférino

 

 

Henry Dunant en voyage d'affaire sur les lieux, découvre l’horreur de cette guerre et bouleversé, il décide à son retour, avec un groupe d’amis de créer à Genève « le Comité International de secours  aux militaires blessés .»

En 1863. Ce comité devient:

 

« le Comité International de la Croix Rouge » 

 


 

Henry Dunant

 

Pour la création de cette institution, Henry Dunant obtiendra le Prix Nobel de la Paix en 1901.


 

 Croix Rouge Française

 

 L’année d’après, en 1864 le Maréchal-Duc Montesquiou-Fezensac crée en France:

"la Société Française de Secours aux Blessés Militaires" (SSBM),

qui sera reconnue d’utilité publique. Elle prouvera hélas très rapidement son efficacité au cours de la guerre de 1870 contre les Prussiens et ensuite pendant les événements et massacres de « La Commune » à Paris, en mai 1871.

 

En 1879, le Professeur Duchossoy fait scission et crée:

 "l’Association des Dames de France"

avec pour vocation de former des infirmières. Et en 1881, Emma Koechlin-Schwartz, crée à son tour:

l'Union des Femmes de France (UFF),

qui n’est dirigée que par des femmes.

 

Ces deux associations, qui ont également une action auprés des civils en temps de paix, sont reconnues par le Mouvement Croix Rouge et peuvent utiliser l’emblème .

 

En 1907, les trois associations bien que séparées, décident de se doter d’une direction commune pour performer leurs actions.

 

1914, La Première Guerre Mondiale éclate,  la SSMB met en place des « ambulances chirurgicales"  tandis que les deux autres associations s’occupent de l’organisation des hopitaux militaires.

 

 


 

 

Ambulance De l'Union des Femmes de France 

 

Croix Rouge à Quissac

 

 

Dés la fin du 19éme siècle, Mme Lucie Ellis de Vezian,épouse d’Albin Ducamp, propriétaire du château de Cauviac, et ancien maire de Quissac, avec quelques amies, dont Mme Lévesque s’investissent dans des œuvres sociales.

 

 

 

Noel 1899 organisé pour les enfants

 

Sur la photo on voit à droite avec moustache et favoris Albin Ducamp. Mme Lucie Ducamp est a droite au premier plan avec le châle sur le dos.


Dés le début de la Grande Guerre sous l’impulsion de Marie Lucie Walker, fille de Lucie Ducamp, un groupement de onze femmes se constitue pour apporter une aide aux soldats du front et aux blessés. L’hospice Devillas a été très rapidement réquisitionné et les blessés ont besoin de secours et de soutien.

Le 16 juillet 1916, ce groupement qui compte 26 membres, dont deux hommes, se constitue en Sous-comité autonome de « l’Union des Femmes de France » .

Le comité est ainsi formé :

 

 

Présidente : Mme Marie Lucie Ducamp, épouse Walcker

Vice présidente: Mme Girondon

Secrétaire général : Mr Liron Alexandre (pharmacien)

Trésorière : Mme Sihol

Secrétaire : Mme Sollier

Membres titulaires : Mmes Addenet, Conduzorgues J, Galbrun, Liron, Noguier Pélissier, Rocheblave, Soubeyran, Mlle Walker, Mr Walker.

 

 

 

Donateurs mensuels : Mmes Brunel, Chazel, Ducailar, Fermaud, Mme er Mr Alexandre Liron, Mme Mombounoux, Mme et Mr Sollier, Mme Walker Mlle Walcker, Personnel enseignant.

 

Pendant l’année 1917-1918 Mmes Gendre, Choyer, Brissac, Samaruc, Pannet, Siguan, Platon, adhéreront au Sous Comité ainsi que Mlle Bourguet et Mrs Louis et Jean Barrès, Jules Conduzorgues, Henry Jean, Emile Fize, Ernest Brunel. Plus tard, Mlles Roux, Marguerite Boudet,  Andréa Sipeyre, Henriette Crès, Mr le Major Goudart et Mr Pau rejoindront l’organisation.

 

L’action de ce comité sera exemplaire et mobilisera la quasi totalité des familles de Quissac, de toutes classes sociales et de toutes générations.

 

Les réunions se font à la mairie, dans la salle du conseil municipal, prêtée gracieusement par le maire, Jean Girondon.

Leurs actions, outre le linge fourni pour les soins des blessés et des convalescents de l’hospice, consistent à la confection et à la récupération de toute sorte de vêtements, qui sont adressés à toutes les associations humanitaires de Nîmes et « d’Alais », Croix Rouge, Société de Secours aux Militaires, Union des Femmes de France etc, ainsi qu’à tous les hôpitaux de la région.

 

 

 

 

 

 

 

Fernand Chaudoreille à l’hôpital de Flers en Normandie

 

Avant dernier, en bas avec le bandeau sur la téte

 

 

 

Extrait de l’Assemblée Générale du 24 juillet 1917

 

« Si nous avons songé à nos blessés, nous n’avons pas oublié nos vaillants combattants :

c’est ainsi que 100 masques à gaz, 500 sacs à terre,6 douzaines de mouchoirs et chaussettes, serviettes ont été adressés au Front.

Ont été également transmis au Comité de l’Union des Femmes de France de Nîmes pour les malheureux Serbes accueillis dans cette ville, bas, chaussettes, chaussons, capuchons, vestes, tabliers draps etc. 

De plus ont été distribués, sur leur demande, à différentes familles de Quissac, pour leurs soldats au Front ou prisonniers en Allemagne : chemises, caleçons gilets, pantalons etc.

Des dons en nature, chocolat, jarres de confiture, pomme de terre saucissons etc. ont été adressés aux divers hôpitaux de Nîmes. 

Merci aux braves fillettes de nos écoles qui ont souvent sacrifié de bons moments de loisirs, heureuses de contribuer à notre oeuvre en travaillant, vraiment avec enthousiasme pour nos chers soldats, guidées par l'exemple de leur aimable directrice, toujours si dévouée pour les oeuvres de guerre.»

 

 

L’action du Sous-comité des Femmes de France  de Quissac a été exemplaire pendant cette Grande guerre ou je le rappelle 133 soldats du canton sont morts pour la France !

 

 Texte ecrit par Roger Llorca - Documents de Mme Georges Walker



23/03/2012
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