Sauvegarde de l'Histoire de Quissac APSHQ

A la Font de Nîmes

A la Font de Nîmes

 

 

 


Entre la Cévenne et la Provence, l’histoire de Quissac à toujours été très imprégnée par  l’histoire de Nîmes. Notre patois est le même, plus provençal que cévenol et notre folklore s’en inspire.

Qui ne connait pas la chanson de « A la font de Nîmes » dont le titre est « Se Canto » et c’est son histoire que je souhaite raconter, grâce aux documents de Georges Mathon, intitulés « les cahiers d’histoire de Nîmes »

En avril 1920, la société  « Félibrenco dé Némausa » organise « la fête printanière de l’amandier » dans les Jardins de la Fontaine de Nîmes.

 

 

Fête de L'amandier 1920

 


Cette fête a lieu devant l’amandier en fleur, situé à coté de la statue de Jean Reboul, inaugurée en 1876 en grande pompe mais qui avait suscité une forte opposition du coté républicain. (Je rappelle que Jean Reboul était un poète boulanger Nîmois 1796-1864).


Statue de Jean Reboul

 


La chanson de « A la font de Nîmes » fait effectivement référence à un amandier, mais n’aurait pas été écrite pour cette manifestation, car les historiens précisent qu’elle n’est qu’une version d’une ancienne chanson du sud, attribué à Gaston Phebus ou Fèbus, prince de Béarn en 1349 ( chanson qu'il aurait ecrit pour sa belle, pour se faire pardonner de ses aventures amoureuses).

 

 


 

 

Gaston Phebus ( ou Fébus)

 

 

 


Pour la petite histoire, en l'an 2000, un membre du Docte Collège des Consuls de Nimes s’aperçoit qu’il n’y a plus d’amandier ! Scandale !

 

L’un de ses membres pépiniériste ,Bernard Pical, offre un amandier qui sera solennellement planté en 2002 !

 

Ouf ! la tradition et l'histoire étaient sauvées !





La fònt de Nimes

 

A la fònt de Nimes, i a un ametlier
Que fai de flors blancas coma de papier.

Aqueleis flors blancas ne'n fan d'ametlons
Per remplir lei pòchas daus joves garçons.

Sota ma fenèstra i a un passeron,
Tota la nuòch canta que ne'n vòu Marion.

« Marion te vòle, Marion t'aurai,
Ambé d'aiga ròsa ieu te lavarai. »

La maire davala amb un gròs baston,
Pica sus la filha, laissa lo garçon.

La fontaine de Nîmes.
A la fontaine de Nimes il y a un amandier

qui fait des fleurs blanches comme du papier.

Ces fleurs blanches font des amandes
pour remplir les poches des jeunes garçons.

Sous ma fenêtre il y a un oiseau,
toute la nuit il chante qu'il veut Marion.

«Marion, je te veux, Marion, je t'aurai,
vec de l'eau rose je te laverai. »

La mère descend avec un gros bâton,
frappe sur la fille, laisse le garçon.

.

 

 

 

 

Deux couplets furent ajoutés lors de la visite à Nîmes du Président de la République "Gaston Doumergue".

 


 

Gaston Doumergue, Président de la république 1924-1931

 

 


Ils furent chantés, le 12 octobre 1924 par François Audiger,  à la Fête donnée aux Arènes en l'honneur du Chef de l'État, aprés la "Coupo Santo". 

 

 

 

 

Cette même chanson est chantée dans toutes les régions d'occitanie avec différentes paroles.


Je me suis amusé à en faire une version  Quissacoise, qui s'intitule « Au pé de Coutach » et qui est déjà dans les poésies du site:

 

Den nostre village

Aou pè de Coutach

Se dis que aimant tout

Maï que la mitad.

 

Se canto, que recanto

Canto pas per Ieu

Canto per Paulette

Que es ousprés de  Ieu

 

 

Texte de Roger Llorca 



22/04/2012
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